Journée de rencontres et de débats autour de la culture à l’hôpital. Le mardi 1er décembre, amphithéâtre Institut Gernez Rieux, CHRU, Lille.
La culture à l’hôpital a pour finalité de favoriser l’accès des publics dits empêchés aux actions culturelles et à l’art contemporain sous toutes ses formes. Elle s’adresse aux patients, aux accompagnants et aussi aux personnels.
La culture en territoire de santé contribue à favoriser le lien entre le « dedans », l’intime (l’hôpital), et le « dehors », les autres (la société). Elle permet la continuité de la socialisation et de de ce point de vue, elle contribue à améliorer la qualité du séjour, et à favoriser le renouvellement des pratiques et le nécessaire décloisonnement.
Au prisme d’exemples concrets mis en œuvre dans les établissements de santé, cette journée explore la manière dont la culture favorise l’hospitalité, dont elle renouvelle le regard porté sur soi et sur l’autre. Elle concourt ainsi à la compréhension et à l’acceptation du « moment du soin ».
Cette journée d’échanges est animée par des sociologues, philosophes, écrivains, designers, architectes, attachés culturels, artistes… et s’adresse à tous.
Sortie nationale du film de Luc Joulé et Sébastien Jousse. Une production Shellac Sud et Travail et Culture (TEC/CRIAC).
Ils sont au travail. Les salariés d’une usine qui produit 800.000 pièces d’automobile par jour et le compositeur Nicolas Frize dont la création musicale s’invente au cœur des ateliers. Chacun à sa manière, ils disent leur travail. Chacun à sa manière, ils posent la question : alors, c’est quoi le travail ?
Comment s’y prendre pour appliquer l’article 103 de la Loi NOTRe ?
Avec ce texte, Jean-Michel Lucas propose un guide pratique de lecture de cet article qui introduit dans la loi portant sur la Nouvelle Organisation de la République une nouvelle conception des politiques publiques de la culture en affirmant : « La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l’État dans le respect des droits culturels énoncés par la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005 ».
Rencontre-colloque organisé par le Groupement d’intérêt scientifique “Institutions patrimoniales et pratiques interculturelles”. Les jeudi 19 et vendredi 20 novembre, Musée national de l’histoire de l’immigration, Paris.
Depuis une dizaine d’années, on assiste à l’émergence de nouvelles façons de faire patrimoine, de faire de la recherche, de croiser des pratiques professionnelles et citoyennes. Ces expériences multiples, le Groupement d’intérêt scientifique « Institutions patrimoniales et pratiques interculturelles » les a tissées en les mettant au cœur de sa démarche de questionnement des évidences, de croisements de points de vue, de décalages de position : une démarche interculturelle. En rassemblant à la fois des représentants des mondes de la culture, du patrimoine, de la recherche et d’associations, dans une volonté de production de connaissances partagées et de transformation des conceptions et des pratiques, en questionnant ce qui (ne) fait (pas) patrimoine et au nom de quoi, le GIS Ipapic a mis l’interculturalité à l’épreuve.
Vernissage de l’exposition. Commissariat : Olivier Marbeuf. Le jeudi 22 octobre, Khiasma, Les Lilas.
« Les propriétés du sol » met en regard plusieurs gestes et régimes d’appropriation du sol. La colonisation affronte la mémoire, la géologie est augmentée par le récit, le sol devient parlant et parlé par les protagonistes d’un territoire à la géographie mouvante. Des quilombos du Brésil au désert du Rif, des frontières dérivantes de la Caraïbe à l’Alentejo portugais, cette exposition convoque une archéologie politique qui s’étend à l’espace insaisissable mais pourtant profondément concret du World Wide Web.
Colloque organisé par l’Observatoire de la diversité culturelle. Le samedi 10 octobre, Auditorium du centre culturel Jean Cocteau, Les Lilas.
En 2015, nous célébrons les dix ans de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, ratifiée à ce jour par 140 pays membres de l’UNESCO. Cependant, même après une décennie, la Convention demeure imperceptible à la plupart des citoyens. Ce colloque a pour objet de rendre compte des initiatives citoyennes et des bonnes pratiques. Sans prétendre à l’exhaustivité, il entend proposer quelques pistes pour sortir de l’alternative des extrêmes et de l’incantation qui en découle. Quel rôle pour la société civile ? Du marché ? Quelles politiques publiques faut-il impulser ou encourager pour ce faire ?
Assises organisées par le Gihp Normandie et Cemaforre à l’occasion du dixième anniversaire de la Loi Handicap et du lancement d’un groupe de travail culture et handicap au Sénat. Le vendredi 16 et samedi 17 octobre, Conseil régional, Rouen.
Les politiques culturelles et d’éducation populaire en faveur des jeunes et adultes les plus exclus et les plus éloignés des offres culturelles et de loisirs – en particulier des personnes lourdement handicapées, des personnes âgées en perte d’autonomie, des personnes en précarité, incarcérées – seront au cœur des débats.
Des parlementaires, des représentants de collectivités, d’institutions culturelles, sanitaires, médico-sociales et d’associations, des grands témoins, viendront partager leurs réflexions et expériences avec le public pour apporter un éclairage et poser ensemble des perspectives.
Appel lancé par Arcadi et les structures culturelles franciliennes.
L’Europe assiste sur son territoire au plus grand mouvement de population de ses soixante-dix dernières années. L’Europe n’est pas étrangère à l’histoire des pays dont proviennent ces populations. L’Europe et les Européens se souviennent à travers eux de leur propre histoire. Chaque jour de nouvelles familles, des personnes seules, au risque de leur vie, décident de fuir leurs pays dévastés par des régimes et des guerres d’une sauvagerie inouïe. L’Europe s’honorerait d’accueillir dignement tous ces réfugiés.
Théâtres, salles de spectacle, centres d’art et de création, lieux de culture – les missions de nos maisons sont d’être des espaces publics, des aires de partage démocratiques, propices au rassemblement et à l’expression collective, à l’innovation et à l’expérimentation. Nous refusons de rester spectateurs face au drame que vivent les réfugiés, nous refusons l’indifférence et l’immobilisme, car nos lieux sont synonymes d’engagement et de promesses. Participer à l’utopie d’un monde meilleur fait partie de notre vocation.
Ouvrons nos lieux largement, concrètement, symboliquement, du mieux que nous le pouvons, comme chacune de nos maisons nous le permet, en fonction de nos forces, dans la mesure de nos moyens.
Le n° 39 du Journal de Culture & Démocratie vient de paraître.
Le dossier du Journal 39 de Culture & Démocratie creuse la question du marché et questionne sa compatibilité avec les valeurs fondamentales de la démocratie.
La culture, les arts mais aussi l’école doivent aujourd’hui composer avec les logiques de l’absolutisme économique. Les auteurs de ce présent dossier analysent, décryptent et dénoncent avec force l’hégémonie néolibérale contemporaine et ses inégalités.
Au-delà de la critique, pourtant, surgissent des alternatives qui « donnent à penser que l’impasse peut être vaincue et que des forces nouvelles, autres, peuvent dessiner pour nos sociétés un avenir plus équitable et plus fraternel ».
Pour la première fois, un texte législatif gouvernemental est soumis à une discussion publique ouverte et interactive en ligne.
La consultation, d’une durée de trois semaines, permettra à chacun de contribuer au texte législatif pour l’enrichir et le perfectionner. Les participants pourront émettre un avis sur les différents articles du texte et faire des propositions de modifications, qui seront elles-même soumises à l’avis des internautes.
Après instruction, certaines contributions pourront être intégrées au projet de loi pour une République numérique. Le Gouvernement affichera clairement les modifications apportées au texte à l’issue de la consultation, afin de faciliter le suivi des propositions des différents contributeurs.
Les contributions ayant reçu le plus de votes des internautes auront la garantie d’obtenir une réponse officielle du Gouvernement. Parmi elles, les trois contributions les plus populaires verront leurs auteurs reçus par la secrétaire d’Etat chargée du numérique, afin de pouvoir lui exposer en détail leurs propositions.
Deuxièmes rencontres philosophiques de la culture, organisées par l’Observatoire des politiques culturelles, Les Champs libres, Rennes métropole et Ville de Rennes. Le vendredi 27 novembre, Les Champs libres, Rennes.
Depuis plusieurs années, la société française doit faire face à des difficultés qui fragilisent sa capacité à produire du vivre ensemble et à renouveler le socle républicain sur lequel elle est fondée. Dans ce contexte, l’art et la culture font-ils encore débat ? En quoi la citoyenneté est-elle une affaire de culture ? La culture a-t-elle jamais protégé de la barbarie ? Comment vivre ensemble en prenant appui sur la diversité de nos identités culturelles ? Et comment mieux concilier unité, diversité, citoyenneté et justice sociale dans notre espace démocratique ? En quoi l’affirmation des droits culturels pourrait-elle être un facteur de vitalité de la démocratie ? Pourquoi la liberté de création est-elle essentielle à cette dernière ?
Comme en réponse aux événements de janvier dernier, la 2e édition des Rencontres philosophiques de Rennes invitera à mettre en débat quelques-unes de ces questions, avec une dizaine de philosophes ainsi que des lycéens et des habitants de l’agglomération rennaise qui participent à des ateliers de philosophie au cours de l’automne 2015.
Rencontre – débat avec Marie-Hélène Bacqué, Mohamed Mechmache et Renaud Epstein autour du n° 83 de la revue Mouvements. Le jeudi 24 septembre, librairie Le genre urbain, Paris.
“Qui se souvient des émeutes de 2005 ?” demandait, bravache, Manuel Valls le 20 janvier 2015. Le souvenir des trois semaines de révolte demeure pourtant bien présent dans les quartiers populaires et dans l’imaginaire collectif. S’il n’a pas provoqué des réponses politiques à la hauteur de la crise sociale, urbaine et démocratique qu’il révélait, l’événement a marqué une génération, suscitant des initiatives multiples et des formes diverses de politisation “à bas bruit”. Dix ans après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, ce numéro de Mouvements vise moins à faire le bilan des “émeutes de 2005” que de la décennie qui a suivi cette révolte des quartiers populaires, pour tenter de dégager des perspectives politiques dont l’absence a été crûment mise à jour par les débats publics du mois de janvier 2005.
Rencontre organisée par l’Observatoire des politiques culturelles, la Nacre et l’ARALD, avec le concours de l’Observatoire de la liberté de création et le parrainage d’organisations professionnelles. Le mercredi 30 septembre, Théâtre Nouvelle génération, Lyon.
Depuis toujours, les œuvres d’art sont considérées comme dangereuses. Mais depuis le début des années 2000, on constate un retour à l’ordre moral. Récemment, les attentats de janvier 2015 ont enflammé le débat sur la liberté d’expression et de création, sa protection et ses limites. Aux côtés de certaines formes de censure très médiatisées, d’autres sont plus insidieuses, mais non moins préoccupantes.
Comment se porte la liberté de création ? Qui doit juger les œuvres d’art et selon quels critères ? En quoi la liberté de création se distingue-t-elle de la liberté d’expression ? L’œuvre doit-elle respecter « la morale » ? Comment répondre aux demandes de censure qu’elles viennent des élus ou de la population ? Comment les artistes, les programmateurs, les élus répondent-ils à cette pression accrue ?
Rencontre professionnelle organisée par le Département de l’Ardèche et l’Arald (Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation). Le lundi 19 octobre, Centre municipal de Déomas, Annonay.
La Nacre propose de réfléchir à la mise en œuvre des droits culturels, reconnus le 16 juillet dernier dans la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République). Cela vient-il modifier une conception classique de la notion de culture et potentiellement des politiques culturelles, par l’accent mis sur la nécessité de garantir aux populations leur liberté d’expressions culturelles et artistiques ? Les droits culturels portent-ils une remise en question des politiques publiques de la culture ? Comment mettre en œuvre ces principes ? L’objet de cette rencontre est de réunir élus, techniciens et acteurs culturels, pour réfléchir ensemble aux nouveaux horizons qu’offre le concept de droits culturels, en s’appuyant notamment sur des expériences en cours.
J-10 avant le forum ouvert organisé par l’Anrat avec La Maison des métallos, le Réseau Culture 21, La Compagnie Vagabonde, la Maison du geste et de l’image, le Centre national du Théâtre et la complicité de la revue Cassandre/Horschamp. Le samedi 26 septembre, Maison des métallos, Paris.
Dans ces vidéos Philippe Mourrat, Directeur de La Maison des métallos, Marie Bernanoce, secrétaire de l’ANRAT et Maître de conférences à l’Université Stendhal Grenoble et Anne-Frédérique Bourget, metteure en scène de la Compagnie Maskantête, répondent à la question de travail choisie pour ce forum ouvert. Inscription indispensable avant le 21 septembre. En savoir plus
Association indépendante créée en 2009, Réseau culture 21 inscrit ses travaux dans la promotion de la diversité et des droits culturels dans l’ensemble des politiques publiques en s’appuyant sur l’Agenda 21 de la culture et la Déclaration de Fribourg.
Réseau culture 21
Christelle Blouët, coordinatrice : christelleblouet(at)reseauculture21.fr