Le n°47 de la revue L’Observatoire vient de paraître.
Quartiers et districts culturels, villes et clusters créatifs, ces termes ont envahi le débat académique comme l’agenda des collectivités territoriales. De Bilbao à Glasgow, de Nantes à Leipzig, de Manchester à Rotterdam, nombreuses sont les villes qui ont assis leur développement sur la culture. On assiste cependant à un glissement sémantique progressif du quartier au cluster, du culturel au créatif qui révèle à la fois l’importance croissante des enjeux économiques assignés aux projets urbains axés sur la culture, la marginalisation du rôle de la création au profit des activités dites créatives et le refoulement des spécificités territoriales à la périphérie des analyses.
Intervention de Hortense Archambault, directrice de la MC93 à Bobigny. Le 20 janvier dernier, les BIS, Nantes.
Depuis la scène du Grand auditorium de la Cité des Congrès de Nantes, Hortense Archambault a longuement parlé des droits culturels. Elle a notamment souligné le besoin d’œuvrer pour une appropriation critique de ces droits fondamentaux et contribuer ainsi à leur définition et à leur mise en œuvre. Dans cet objectif, il est fondamental de se doter d’endroits d’expériences. C’est ce que la MC93 met en œuvre avec la Fabrique d’expériences.
Atelier organisé dans le cadre des ateliers Coredem/e-change, Ritimo. Le lundi 8 février 2016, de 19h30 à 22h, Fondation Charles Léopold Mayer, Paris.
Aujourd’hui, l’information publique peut être considérée comme un bien commun dont la diffusion est d’intérêt public et général. De plus en plus de dispositions européennes comme nationales imposent aux institutions de publier certaines données publiques sous forme numérique.
Quels sont les enjeux démocratiques qui se cachent derrière l’ouverture des données (open data) ? Quelle appropriation et quels usages citoyens des données pour le milieu associatif ? L’atelier durera environ 2h30 et sera animé par l’équipe de l’association Regards Citoyens.
Le Journal n°40 de Culture & Démocratie vient de paraître.
Le dossier du Journal 40 de Culture & Démocratie explore la situation du secteur « socioculturel », son évolution, les difficultés que rencontrent ses acteurs et ses enjeux. Incertitudes budgétaires, «déplacement insidieux des priorités», «soumission obligée aux logiques managériales», le constat est alarmant : «La passion s’étouffe». Cependant, au-delà de la dénonciation, les auteurs de ce Journal font apparaître un regain de créativité du secteur et une volonté «de forcer le politique à préserver, mieux, à consolider les outils qui constituent le fondement de nos politiques culturelles.»
Lancé par 20 associations et réseaux nationaux du spectacle vivant à l’occasion des Biennales Internationales du Spectacle le jeudi 21 janvier 2016.
“Aujourd’hui, nous souhaitons prendre le temps de réfléchir sans corporatisme, sans posture, dans le sens de l’intérêt général. Nous souhaitons questionner collectivement nos pratiques, explorer de nouvelles voies, inventer des transversalités nouvelles. C’est pourquoi, (…), nous prenons l’engagement d’ouvrir résolument ce chantier. (…) Il nécessite la mise en place d’espaces de recherche, de réflexion et d’expérimentations ouverts à celles et ceux qui partagent avec nous cette responsabilité : chercheurs, intellectuels, artistes, décideurs politiques, responsables associatifs, syndicats, publics, amateurs, citoyens, etc. Ensemble, nous proposons de travailler aux enjeux d’une politique culturelle novatrice, alliant nos compétences, nos responsabilités et nos devoirs.”
Parmi les chantiers identifiés comme prioritaires dans l’appel : “Repenser nos actions en prenant en compte les droits culturels inscrits dans la loi NOTRe, qui affirme notamment la responsabilité de l’État et des collectivités locales en matière culturelle, dans le respect de la dignité des personnes.”
Contribution de Prosper Wanner de la coopérative marseillaise Hôtel du Nord.
Dans ce post, à partir de l’expérience marseillaise d’Hôtel du Nord et suite à l’adoption de l’article 103 de la Loi NOTRe, l’auteur fait des propositions de ce que pourrait être une politique publique patrimoniale en faveur du droit au patrimoine culturel et qui pourraient être discutées, amendées, reprises et expérimentées par une collectivité. Des propositions qui contribueraient à répondre à certains de ces questionnements : comment passer de la logique de la politique de « l’offre culturelle » et « des publics » à celle d’une écoute de la demande sociale ? Comment encourager chacun à participer dans le cadre de l’action publique au processus d’identification, d’étude, d’interprétation, de protection, de conservation et de présentation du patrimoine culturel ? Comment passer de la désignation des « publics bénéficiaires » à l’initiative citoyenne? Quelle répartition des compétences, des responsabilités et des actions en matière de patrimoine culturel entre l’État, les collectivités territoriales et les citoyens ? Quelles coopérations possibles ? Comment l’institution publique, garante de l’intérêt général, peut-elle être aussi garante des droits culturels ?
Depuis 2013, se réunit, à l’initiative de La Maison des Passages, un Collectif autour des enjeux de l’interculturalité dans notre monde contemporain.
Il regroupe une quarantaine d’associations, de structures, d’individus, d’artistes… de Lyon, Grenoble, Belley, Paris, Saint-Etienne, Roanne… qui se sont retrouvés, dans un contexte de profonde crise sociale et politique, autour de l’idée que le Divers de nos sociétés est une richesse et le nouvel horizon de nos cultures. Ce groupe est à l’initiative du Manifeste « Pour une politique de la Relation » et d’un livret, ouvrage polyphonique, qui met en lumière les expériences et les pratiques d’acteurs-inventeurs.
Atelier organisé par Opale/CRDLA culture et l’Ufisc. Dans le cadre des BIS à Nantes, le mercredi 20 janvier, 14h30, Salle D.
La nouvelle « circulaire Valls », qui remplace la circulaire dite « Fillon », publiée le 29 septembre 2015 apporte des infléchissements notables aux logiques concurrentielles. Elle pourrait permettre d’instaurer de nouvelles relations partenariales entre associations et collectivités, y compris avec l’État. Quelles sont les principales dispositions de la circulaire et de ses annexes et comment les utiliser ? Quelle est sa portée dans le contexte politique actuel ? D’autre part, la loi NOTRe doit réorganiser les processus politiques au niveau territorial et dans leur articulation avec l’Etat. Quelles logiques élabore-t-elle ? Quels espaces de coopération et d’élaboration de la décision ?
L’Ufisc et Opale proposent un temps de décryptage et d’échange autour de la « circulaire Valls » sur « les relations entre les pouvoirs publics et les associations », et de la loi NOTRe qui affirme la responsabilité culturelle conjointe des collectivités et de l’Etat, sur la base des droits culturels.
Conférence d’introduction aux droits culturels par Patrice Meyer-Bisch. Le 9 décembre 2015, Saint Denis.
Les 9 et 10 décembre derniers la ville de Saint Denis a lancé la démarche d’écriture de son nouveau schéma d’orientations culturelles. Les acteurs du territoire dionysien sont appelés à contribuer à l’élaboration de ce document en s’appuyant sur l’observation de leurs pratiques au prisme des droits culturels. Une conférence de Patrice Meyer-Bisch, coordonnateur de l’Institut interdisciplinaire d’éthique et des droits de l’homme de Fribourg, a introduit ces travaux. La playlist ci-dessous compile les vidéos de la conférence dans différents chapitres :
Appel à souscription pour l’ouvrage “Le travail du commun” de Pascal Nicolas-Le Strat qui va paraître aux Éditions du commun.
Le commun a fait son grand retour dans les pratiques mais surtout dans les discours médiatiques, numériques et politiques. Pascal Nicolas-Le Strat attrape ce terme pour le travailler de manière conceptuelle afin de mieux y revenir dans nos quotidiens. Ce passage obligé permet de retourner voir le commun dans ce qui fait son actualité mais aussi son intemporalité : les biens communs du numérique aux ressources naturelles, des pratiques collectives aux enjeux de communautés, des savoirs expérientiels…
Le 25 novembre dernier s’est tenu à Hébécrevon le Forum ouvert “Quelles synergies rechercher pour valoriser les ressources des personnes et du territoire ?”. Organisé par la Département de la Manche.
En savoir plusLe 18 novembre dernier nous étions à Marseille pour une balade autour de l’oppidum de Verduron dans le quartier de l’Estaque.
Cette balade était organisée par les membres d’ Hôtel du Nord, une coopérative d’habitants qui développe un ensemble d’activités dans le but de préserver et valoriser ce qui fait récit commun dans les quartiers nord et plus largement dans Marseille et la région. Cette balade s’inscrit dans le “triptyque” des balades menées à Paris, Marseille et Lille par Remix the commons en collaboration avec la Fondation de l’écologie politique. En s’appuyant sur le Convention de Faro, les membres de la coopérative et leurs partenaires œuvrent pour une protection du patrimoine archéologique de l’oppidum et pour valoriser les récits des habitants liés aux quartiers nord de Marseille. Les sons de la balade peuvent être écoutés ci-dessous.
Conférence organisée par le Département du Nord dans le cadre de la rencontre interdépartementale Paideia. Les 5 et 6 novembre 2015, Les Prés du Hem, Armentières.
Développer le pouvoir d’agir, c’est reconnaître et renforcer les capacités individuelles et collectives des personnes. Cela suppose la reconnaissance des savoirs existants et le développement de nouveaux savoirs:
tous ceux qui sont nécessaires pour agir de façon libre et responsable pour soi et pour autrui. Les droits culturels définissent précisément les droits aux savoirs, avec les libertés et responsabilités que cela implique.
Ces droits permettent un réel effet de levier sur le développement social. Les interventions de Patrice Meyer-Bisch et de Jean-Pierre Worms permettent d’approfondir le lien existant entre respect des droits culturels et le développement du pouvoir d’agir de chacun.
Ci-dessous, la playlist avec leurs interventions : En savoir plus
Document présenté par la Commission culture de Cités et Gouvernements Locaux Unis.
L’Agenda 21 de la culture appelle les gouvernements locaux à « fournir aux migrants les moyens d’accès et de participation à la culture de la communauté d’accueil ». À travers la contribution des pouvoirs publics, des organisations de la société civile et des citoyens individuels, de nombreuses villes du monde entier ont mis en œuvre des activités culturelles grâce à des politiques et des programmes prenant en compte les conditions des réfugiés, des demandeurs d’asile, des personnes déplacées internes et des migrants. Dans cette perspective, ce document présente plusieurs données et ressources. Les lecteurs sont invités à faire part de leur contribution et d’autres exemples susceptibles d’alimenter le débat.Ce bref document présente des exemples.
Conférence organisée par Culture pour tous, en partenariat avec la Chaire UNESCO de l’Université catholique de Lyon. Le mardi 5 avril, (lieu à définir) Lyon.
A partir de témoignages, il sera question du lien entre les violations des droits culturels et l’émergence de la violence. Seront également questionnés les liens entre toutes les violences : “ordinaires” (intrafamiliales ou dans la rue), “au loin”, celles du terrorisme et de ses contre-violences et la contre-violence dans les prisons. Une traversée démonstrative.
Avec Patrice Meyer-Bisch, philosophe, coordonnateur de l’IIEDH de Fribourg.
Association indépendante créée en 2009, Réseau culture 21 inscrit ses travaux dans la promotion de la diversité et des droits culturels dans l’ensemble des politiques publiques en s’appuyant sur l’Agenda 21 de la culture et la Déclaration de Fribourg.
Réseau culture 21
Christelle Blouët, coordinatrice : christelleblouet(at)reseauculture21.fr