Actes des rencontres “Culture” des Parcs naturels régionaux 2015 qui se sont tenues les 5 et 6 novembre 2015 à l’écomusée de Marquèze à Sabres.
En 2015, la problématique retenue pour ces rencontres a été celle de l’inscription des projets d’art contemporain dans les paysages ruraux. Soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication, co-organisé par le Parc, la Fédération et l’association « Forêt d’Art contemporain », ce temps de rencontre local avait pour vocation la mise en valeur du projet d’installation d’œuvre d’art contemporain dans la forêt landaise. L’appropriation par les habitants, la médiation, l’implantation dans un territoire et l’implication des élus dans le contexte spécifique des Parcs naturels régionaux ont été quelques-unes des problématiques abordées.
Journée d’actualité organisée en collaboration avec le Réseau culture 21 et l’IIEDH de Fribourg. Avec Marie-Christine Blandin, Sénatrice du Nord et Patrice Meyer-Bisch, coordinateur de l’IIEDH de Fribourg, Sonia Pignot, adjointe à la culture, au patrimoine et à la mémoire de la ville de Saint-Denis et Jean-Damien Collin, directeur du développement culturel du Territoire de Belfort. Le vendredi 13 mai, INSET de Dunkerque.
Projet de construction participative d’un théâtre dans le Sud-Ouest. Porté par le groupe artistique transdisciplinaire la Langue écarlate.
Ce projet invite la population à imaginer, élaborer et construire un théâtre en matériaux de récupération qui soit un lieu de culture, de rencontre et d’échange. Le Nouveau monde pose le théâtre comme vecteur pour construire conjointement une autre façon d’envisager le monde d’un point de vue écologique, politique et économique et le lieu culturel comme référence emblématique des préoccupations environnementales, sociales et culturelles collectives. Il s’agira d’un nouveau lieu fabriqué avec une pensée nouvelle qui modifie le regard porté sur les matériaux, sur les possibles qu’ils contiennent. Cela, pour renverser l’image d’un monde rural délaissé culturellement et le montrer pour ce qu’il est : l’espace d’une géographie du futur, un champ des possibles d’un nouveau modèle social.
Site consacré aux travaux de l’initiative scientifique Non-lieux de l’exil, dirigée par A. Galitzine-Loumpet et A. Nuselovici (Nouss), Collège d’études mondiales, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris.
Qu’ont en commun Ovide et Dante, Edward Saïd et Julio Cortázar, l’artiste ayant fui l’Allemagne nazie ou la Russie stalinienne au siècle dernier et, de nos jours, l’ouvrière mexicaine de Los Angeles, le demandeur d’asile à Rome ou Paris, le clandestin de Calais ou de Lampedusa ? Les causes sont diverses et les circonstances différentes mais ils partagent tous une même expérience, celle de l’exil, que nous nommons « expérience exilique ». La penser permettrait de mieux appréhender les phénomènes migratoires contemporains – le migrant est d’abord un exilé -, et leur devenir dans la durée, l’héritage de l’exil touchant plusieurs générations. Dans le cadre de cette recherche, une rencontre “Exils & camps” se tiendra le 4 mai prochain.
Les droits culturels sont définis dans la Déclaration de l’Unesco de 2001 (art. 5) en tant que cadre propice à la diversité culturelle.
L’article 6 de cette même Déclaration précise également que « (…) La liberté d’expression, le pluralisme des médias, le multilinguisme, l’égalité d’accès aux expressions artistiques, au savoir scientifique et technologique – y compris sous la forme numérique – et la possibilité, pour toutes les cultures, d’être présentes dans les moyens d’expression et de diffusion, sont les garants de la diversité culturelle ».
L’appel « Décoloniser les arts » qui circule depuis quelques semaines dans les médias interpelle les institutions nationales et internationales à propos de la nécessité de garantir une juste visibilité de la diversité culturelle sur nos scènes, sur nos écrans, afin de lutter contre les discriminations dans le spectacle vivant et les arts à l’encontre « des populations minorées et post-coloniales ». L’argument proposé En savoir plus
3 journées d’expérimentation et de partage d’expériences proposées par Réseau culture 21 et l’IIEDH de Fribourg. Avec Patrice Meyer-Bisch, philosophe, Vincent Lalanne, consultant-fomateur et des intervenants des collectivités partenaires de la démarche Paideia. Formation facilitée et documentée par Irene Favero et Christelle Blouët. Les 19, 20 et 21 septembre 2016, Paris.
• Que recouvrent précisément les droits culturels ?
• Comment les traduire dans les politiques publiques ?
• Comment les organisations de la société civile peuvent-elles s’en saisir ?
Vidéo de l’intervention de Luc Carton, philosophe, chargé de mission à la Direction générale de la culture au Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Réalisée à l’occasion du deuxième module du chantier création de la démarche Paideia, le 24 mars, Mains d’œuvres, Saint-Ouen.
En savoir plusVidéo de l’intervention de Joëlle Zask, philosophe, Maître de conférence à l’Université de Provence. Réalisée à l’occasion du deuxième module du chantier création de la démarche Paideia, le 24 mars, Mains d’œuvres, Saint-Ouen.
Selon Joëlle Zask, les dispositifs observés révèlent la complémentarité entre les trois dimensions de la participation qu’elle détaille par le « prendre part », « apporter une part » et « recevoir une part ».
Cette analyse permet une distinction entre les actions qui appellent à une participation des habitants fondée sur l’adhésion des participants à un projet établi par d’autres, et les projets qui permettent à chacun de contribuer à une entreprise qui œuvre à la construction du commun, dans une démarche véritablement démocratique.
Conférence de Richard Stallman organisée par Ping. Le vendredi 15 avril (19h), École d’Architecture de Nantes.
Richard Stallman est le fondateur du mouvement des logiciels libres et créateur du système GNU (utilisé pour GNU/Linux). Lors de cette conférence, il expliquera en quoi les outils libres offrent des alternatives face aux logiciels propriétaires qui récoltent nos données privées. « Notre liberté numérique est menacée par le fait d’utiliser des programmes non-libres, qui privent de leur liberté ceux qui les utilisent. Les systèmes numériques entraînent aussi surveillance, censure, et autres injustices. Nous pouvons libérer nos ordinateurs en utilisant uniquement du logiciel libre, mais en-dehors l’action politique collective est nécessaire. »
Vidéo de présentation des travaux du groupe mis en place par le Transfo Auvergne dans le cadre du chantier création de la démarche Paideia.
LE TRANSFO poursuit son exploration des droits culturels en s’investissant dans le « Chantier création » proposé par le Réseau culture 21 et l’Institut interdisciplinaire d’éthique et des droits de l’homme de Fribourg. En savoir plus
Kit de transfert proposé par l’Association pour le développement en réseau des territoires et des services (Adrets).
Dans le cadre de diagnostics, schémas de services, les collectivités locales ou les territoires de projet peuvent être amenés à recenser leurs services à la population, donnant généralement lieu à des cartes localisant ces services (un SIG). Le projet de cartographie participative a pour objectif de compléter ces cartes et de les rendre accessibles au grand public, au moyen d’outils interactifs et « open source ». Les citoyens sont invités à compléter en ligne une carte des services, en apportant des renseignements d’ordre qualitatifs sur leur accessibilité. L’objectif de ce projet est la construction collective d’une carte d’information de l’accessibilité des services, que l’usager peut consulter et surtout compléter et actualiser. Ces nouvelles données permettent d’enrichir le système d’information géographique (SIG) et d’obtenir une lecture éclairée du territoire, utile pour tous les acteurs.
Conférence organisée par la Chaire Unesco « Mémoire, Cultures et interculturalité » de l’Université catholique de Lyon et l’Association Culture pour tous. Le mardi 5 avril (18h30 – 20h), Amphi Mérieux A029, Université Catholique de Lyon.
A partir de témoignages, il sera question du lien entre les violations des droits culturels et l’émergence de la violence. Seront également questionnés les liens entre toutes les violences : “ordinaires” (intrafamiliales ou dans la rue), “au loin”, celles du terrorisme et de ses contre-violences et la contre-violence dans les prisons. Une traversée démonstrative avec Patrice Meyer-Bisch, philosophe, coordinateur de l’Institut interdisciplinaire d’éthique et des droits de l’Homme de l’Université de Fribourg.
Kit pratique pour la conception de projets centrés sur les “usagers”.
Bien que les bibliothèques publiques existent depuis des centaines d’années, il n’y a jamais eu d’époque plus propice que la nôtre pour réfléchir à leur avenir. Les bibliothèques ont un rôle essentiel : elles sont profondément impliquées dans l’économie de la connaissance et ce sont des éléments moteurs dans le développement de la société. Pourtant, beaucoup d’entre elles disposent de moyens limités ou de budgets en baisse à un moment crucial où les pratiques culturelles et le paysage de l’information se métamorphosent. Les défis qu’affrontent les bibliothécaires aujourd’hui sont à la fois nombreux, complexes et variés. C’est la raison pour laquelle ils ont besoin de nouveaux outils et de nouvelles méthodes. Le design thinking est l’une de ces nouvelles méthodes.
Un projet de Salvatore Iaconesi, artiste, haker et designer de l’interaction italien.
Lorsque l’artiste Salvatore Iaconesi est diagnostiqué avec une tumeur au cerveau, il refuse d’être un patient passif — patient, qui, comme il l’explique, signifie « celui qui attend ». Il décide donc de hacker les scans de son cerveau et de les poster en ligne, et il invite la communauté mondiale à élaborer une « cure ». Celle-ci a pris forme grâce à plus d’un demi-million de personnes : conseils médicaux, art, musique et soutien émotionnel. Quand la santé d’une personne devient l’enjeu d’une communauté mondiale autour d’un projet open source… Dans la vidéo ci-dessous, Salvatore Iaconesi présente La cura.
Conférence avec Vinciane Despret (Dingdingdong), dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma. Le mardi 19 avril, Espace Khiasma, Les Lilas.
Les animaux ont bien changé. Bien sûr on pourrait penser que ce sont nos façons de les voir qui changent. Ce qui voudrait dire qu’il n’y a que nous qui changeons : nous serions les seuls à avoir une histoire, les animaux n’y seraient que les figurants. Or, une autre version semble aujourd’hui pouvoir compliquer cette manière de raconter, une version qui suggère que les animaux changent comme nous et parfois avec nous. Selon les situations qu’on leur propose, voire les questions qu’on leur adresse, les animaux pourront ou non déployer certaines compétences. Ces situations dans lesquelles humains et animaux entrent en relation sont multiples. Chacune d’elles décline des interrogations, des exigences et des difficultés particulières. Mais une question commune les traverse : avec qui voulons-nous vivre et comment ?
Association indépendante créée en 2009, Réseau culture 21 inscrit ses travaux dans la promotion de la diversité et des droits culturels dans l’ensemble des politiques publiques en s’appuyant sur l’Agenda 21 de la culture et la Déclaration de Fribourg.
Réseau culture 21
Christelle Blouët, coordinatrice : christelleblouet(at)reseauculture21.fr