Une introduction aux communs de la connaissance dans le dernier ouvrage d’Hervé Le Crosnier. Publié chez C&F Éditions.
Les connaissances sont des ressources sensibles : leur partage permet de réaliser la paix et les autres droits fondamentaux. Au contraire, leur transformation en biens économiques privés dans une « économie de la connaissance » est source d’exclusion, de restriction des savoirs et de limitation de leur circulation.
Une longue tradition d’étude des communs matériels souligne le rôle des communautés pour la gestion de ressources finies impliquant un usage dit rival. Le numérique introduit quant à lui une opportunité nouvelle par son caractère additif et multipliable. Sensibiliser et assurer la gestion et le partage des connaissances, alerter des risques et méthodes d’enclosure, définir le faisceau de droits adapté, ouvrent de nouvelles perspectives portées par de nombreux mouvements issus des transformations numériques de la société (logiciels libres, creative commons, accès libre aux publications scientifiques, etc.).
Dans ce recueil de ses articles publiés au cours de ces dernières années, Hervé Le Crosnier trace les contours d’une approche ouverte et coopérative des savoirs.
Quelles synergies rechercher pour valoriser les ressources des personnes et du territoire ? Forum ouvert organisé par le Département de la Manche dans le cadre de la démarche Paideia. Le 25 novembre, Espace Culturel Le Triangle, Hébécrevon.
En savoir plusFaire de l’urbanisme une démarche culturelle et participative dans les territoires ruraux et périurbain. Rencontre organisée par De l’Aire. Le jeudi 17 décembre, Biovallée – Le campus, Écosite du Val-de-Drôme, Eurre.
De plus en plus de démarches innovantes, participatives, artistiques et culturelles transforment la façon de concevoir l’aménagement des territoires et les programmes d’urbanisme. Longtemps développées dans les grandes villes, elles émergent plus fortement dans les espaces ruraux et périurbains (périphéries des villes et des villages), où elles restent trop souvent méconnues.
Du diagnostic à la maîtrise d’œuvre, des réalisations de préfiguration temporaires à des travaux pérennes, l’espace public devient un espace d’usages multiples et de fabrication collective. Il est alors considéré comme un espace culturel, où se jouent l’urbain et l’humain. Ces démarches rassemblent des équipes hybrides autour des habitants, des usagers et des élus et font du projet urbain un chantier ouvert, populaire et hospitalier.
Ce séminaire propose de rendre mieux visibles ces pratiques, de réunir les acteurs (professionnels, élus, habitants, institutions), de partager leurs expériences et les projets réalisés. Il vise à identifier les besoins et les ressources nécessaires à leur développement.
La 13ème rencontre de la Commission culture de CGLU se tiendra à Paris, et est à ce jour prévue pour le samedi 5 décembre (heure et lieu confirmés bientôt).
Cette nouvelle rencontre de la Commission culture de CGLU se tiendra dans le cadre du Conseil Mondial de CGLU qui se réunit à Paris du 4 au 6 décembre. La rencontre permettra notamment de discuter de la nouvelle gouvernance de la Commission et de lancer les travaux d’adoption d’un plan stratégique de la commission (à approuver à Bogota en octobre 2016 à l’occasion du congrès mondial de CGLU). Le plan stratégique fournira des détails sur la mission, les priorités et les rôles des membres de la Commission, et en particulier des villes leaders.
Par ailleurs, les membres de la commission culture participeront : à l’atelier professionnel ArtCOP21 portant sur les arts, la culture et la durabilité (3-4 décembre) ; au séminaire « De la COP21 à Habitat III : les gouvernements locaux et les citoyens au cœur des défis », organisé par Plaine-Commune et par la Commission de CGLU pour l’Inclusion Sociale (5 décembre matin) ; à une séance spéciale sur « Les femmes élues et le développement » organisée par la ville de Paris et par la Commission permanente de CGLU pour l’Égalité des Genres (6 décembre).
Rencontre interdépartementale dans le cadre de la démarche Paideia. Les 5 et 6 novembre 2015 de 9h à 17h, Lille.
Développer le pouvoir d’agir, c’est reconnaître et renforcer les capacités individuelles et collectives des personnes. Cela suppose la reconnaissance des savoirs existants et le développement de nouveaux savoirs: tous ceux qui sont nécessaires pour agir de façon libre et responsable pour soi et pour autrui. Les droits culturels définissent précisément les droits aux savoirs, avec les libertés et responsabilités que cela implique. Ces droits permettent un réel effet de levier sur le développement social.
Le département du Nord est engagé dans la démarche Paideia aux côtés de plusieurs départements depuis 2013. Les travaux engagés ont permis de faire émerger de nombreuses propositions qui permettent de relier la prise en compte des droits culturels et le développement du pouvoir d’agir dans les dispositifs, les pratiques et les politiques départementales.
Avec ces travaux, les départements ont engagé la traduction de l’article 103 de la nouvelle loi d’organisation territoriale (NOTRe), « La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l’État, dans le respect des droits culturels…».
Ces analyses, propositions et recommandations seront mises en débat et enrichies lors de ce nouveau séminaire interdépartemental organisé à l’invitation du Département du Nord avec les autres départements engagés dans la démarche.
6ème Université Buissonnière des arts de la rue. Les mercredi 25 et jeudi 26 novembre, salle municipale de la Cité, Rennes.
Promus par la loi NOTRe, les droits culturels sont enfin reconnus par la loi française. Comment s’en saisir en tant qu’artistes, citoyens, professionnels de la culture ? Pourtant, par leurs particularités et leurs pratiques (diversité des formes représentées, accessibilité, gratuité, action culturelle sur le territoire, création participative…), les arts de la rue contribuent au développement d’une véritable démocratie culturelle qui semble mettre en œuvre les droits culturels sans le savoir. L’objectif de cette 6ème Université Buissonnière des arts de la rue est de questionner les pratiques (création, diffusion, programmation,…) et de trouver ensemble des clés de compréhension pour mieux interpeller, sensibiliser et convaincre.
Journée de rencontres et de débats autour de la culture à l’hôpital. Le mardi 1er décembre, amphithéâtre Institut Gernez Rieux, CHRU, Lille.
La culture à l’hôpital a pour finalité de favoriser l’accès des publics dits empêchés aux actions culturelles et à l’art contemporain sous toutes ses formes. Elle s’adresse aux patients, aux accompagnants et aussi aux personnels.
La culture en territoire de santé contribue à favoriser le lien entre le « dedans », l’intime (l’hôpital), et le « dehors », les autres (la société). Elle permet la continuité de la socialisation et de de ce point de vue, elle contribue à améliorer la qualité du séjour, et à favoriser le renouvellement des pratiques et le nécessaire décloisonnement.
Au prisme d’exemples concrets mis en œuvre dans les établissements de santé, cette journée explore la manière dont la culture favorise l’hospitalité, dont elle renouvelle le regard porté sur soi et sur l’autre. Elle concourt ainsi à la compréhension et à l’acceptation du « moment du soin ».
Cette journée d’échanges est animée par des sociologues, philosophes, écrivains, designers, architectes, attachés culturels, artistes… et s’adresse à tous.
Sortie nationale du film de Luc Joulé et Sébastien Jousse. Une production Shellac Sud et Travail et Culture (TEC/CRIAC).
Ils sont au travail. Les salariés d’une usine qui produit 800.000 pièces d’automobile par jour et le compositeur Nicolas Frize dont la création musicale s’invente au cœur des ateliers. Chacun à sa manière, ils disent leur travail. Chacun à sa manière, ils posent la question : alors, c’est quoi le travail ?
Comment s’y prendre pour appliquer l’article 103 de la Loi NOTRe ?
Avec ce texte, Jean-Michel Lucas propose un guide pratique de lecture de cet article qui introduit dans la loi portant sur la Nouvelle Organisation de la République une nouvelle conception des politiques publiques de la culture en affirmant : « La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l’État dans le respect des droits culturels énoncés par la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005 ».
Rencontre-colloque organisé par le Groupement d’intérêt scientifique “Institutions patrimoniales et pratiques interculturelles”. Les jeudi 19 et vendredi 20 novembre, Musée national de l’histoire de l’immigration, Paris.
Depuis une dizaine d’années, on assiste à l’émergence de nouvelles façons de faire patrimoine, de faire de la recherche, de croiser des pratiques professionnelles et citoyennes. Ces expériences multiples, le Groupement d’intérêt scientifique « Institutions patrimoniales et pratiques interculturelles » les a tissées en les mettant au cœur de sa démarche de questionnement des évidences, de croisements de points de vue, de décalages de position : une démarche interculturelle. En rassemblant à la fois des représentants des mondes de la culture, du patrimoine, de la recherche et d’associations, dans une volonté de production de connaissances partagées et de transformation des conceptions et des pratiques, en questionnant ce qui (ne) fait (pas) patrimoine et au nom de quoi, le GIS Ipapic a mis l’interculturalité à l’épreuve.
Vernissage de l’exposition. Commissariat : Olivier Marbeuf. Le jeudi 22 octobre, Khiasma, Les Lilas.
« Les propriétés du sol » met en regard plusieurs gestes et régimes d’appropriation du sol. La colonisation affronte la mémoire, la géologie est augmentée par le récit, le sol devient parlant et parlé par les protagonistes d’un territoire à la géographie mouvante. Des quilombos du Brésil au désert du Rif, des frontières dérivantes de la Caraïbe à l’Alentejo portugais, cette exposition convoque une archéologie politique qui s’étend à l’espace insaisissable mais pourtant profondément concret du World Wide Web.
Colloque organisé par l’Observatoire de la diversité culturelle. Le samedi 10 octobre, Auditorium du centre culturel Jean Cocteau, Les Lilas.
En 2015, nous célébrons les dix ans de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, ratifiée à ce jour par 140 pays membres de l’UNESCO. Cependant, même après une décennie, la Convention demeure imperceptible à la plupart des citoyens. Ce colloque a pour objet de rendre compte des initiatives citoyennes et des bonnes pratiques. Sans prétendre à l’exhaustivité, il entend proposer quelques pistes pour sortir de l’alternative des extrêmes et de l’incantation qui en découle. Quel rôle pour la société civile ? Du marché ? Quelles politiques publiques faut-il impulser ou encourager pour ce faire ?
Assises organisées par le Gihp Normandie et Cemaforre à l’occasion du dixième anniversaire de la Loi Handicap et du lancement d’un groupe de travail culture et handicap au Sénat. Le vendredi 16 et samedi 17 octobre, Conseil régional, Rouen.
Les politiques culturelles et d’éducation populaire en faveur des jeunes et adultes les plus exclus et les plus éloignés des offres culturelles et de loisirs – en particulier des personnes lourdement handicapées, des personnes âgées en perte d’autonomie, des personnes en précarité, incarcérées – seront au cœur des débats.
Des parlementaires, des représentants de collectivités, d’institutions culturelles, sanitaires, médico-sociales et d’associations, des grands témoins, viendront partager leurs réflexions et expériences avec le public pour apporter un éclairage et poser ensemble des perspectives.
Appel lancé par Arcadi et les structures culturelles franciliennes.
L’Europe assiste sur son territoire au plus grand mouvement de population de ses soixante-dix dernières années. L’Europe n’est pas étrangère à l’histoire des pays dont proviennent ces populations. L’Europe et les Européens se souviennent à travers eux de leur propre histoire. Chaque jour de nouvelles familles, des personnes seules, au risque de leur vie, décident de fuir leurs pays dévastés par des régimes et des guerres d’une sauvagerie inouïe. L’Europe s’honorerait d’accueillir dignement tous ces réfugiés.
Théâtres, salles de spectacle, centres d’art et de création, lieux de culture – les missions de nos maisons sont d’être des espaces publics, des aires de partage démocratiques, propices au rassemblement et à l’expression collective, à l’innovation et à l’expérimentation. Nous refusons de rester spectateurs face au drame que vivent les réfugiés, nous refusons l’indifférence et l’immobilisme, car nos lieux sont synonymes d’engagement et de promesses. Participer à l’utopie d’un monde meilleur fait partie de notre vocation.
Ouvrons nos lieux largement, concrètement, symboliquement, du mieux que nous le pouvons, comme chacune de nos maisons nous le permet, en fonction de nos forces, dans la mesure de nos moyens.
Le n° 39 du Journal de Culture & Démocratie vient de paraître.
Le dossier du Journal 39 de Culture & Démocratie creuse la question du marché et questionne sa compatibilité avec les valeurs fondamentales de la démocratie.
La culture, les arts mais aussi l’école doivent aujourd’hui composer avec les logiques de l’absolutisme économique. Les auteurs de ce présent dossier analysent, décryptent et dénoncent avec force l’hégémonie néolibérale contemporaine et ses inégalités.
Au-delà de la critique, pourtant, surgissent des alternatives qui « donnent à penser que l’impasse peut être vaincue et que des forces nouvelles, autres, peuvent dessiner pour nos sociétés un avenir plus équitable et plus fraternel ».
Association indépendante créée en 2009, Réseau culture 21 inscrit ses travaux dans la promotion de la diversité et des droits culturels dans l’ensemble des politiques publiques en s’appuyant sur l’Agenda 21 de la culture et la Déclaration de Fribourg.
Réseau culture 21
Christelle Blouët, coordinatrice : christelleblouet(at)reseauculture21.fr