Conférence de Richard Stallman organisée par Ping. Le vendredi 15 avril (19h), École d’Architecture de Nantes.
Richard Stallman est le fondateur du mouvement des logiciels libres et créateur du système GNU (utilisé pour GNU/Linux). Lors de cette conférence, il expliquera en quoi les outils libres offrent des alternatives face aux logiciels propriétaires qui récoltent nos données privées. « Notre liberté numérique est menacée par le fait d’utiliser des programmes non-libres, qui privent de leur liberté ceux qui les utilisent. Les systèmes numériques entraînent aussi surveillance, censure, et autres injustices. Nous pouvons libérer nos ordinateurs en utilisant uniquement du logiciel libre, mais en-dehors l’action politique collective est nécessaire. »
Vidéo de présentation des travaux du groupe mis en place par le Transfo Auvergne dans le cadre du chantier création de la démarche Paideia.
LE TRANSFO poursuit son exploration des droits culturels en s’investissant dans le « Chantier création » proposé par le Réseau culture 21 et l’Institut interdisciplinaire d’éthique et des droits de l’homme de Fribourg. En savoir plus
Kit de transfert proposé par l’Association pour le développement en réseau des territoires et des services (Adrets).
Dans le cadre de diagnostics, schémas de services, les collectivités locales ou les territoires de projet peuvent être amenés à recenser leurs services à la population, donnant généralement lieu à des cartes localisant ces services (un SIG). Le projet de cartographie participative a pour objectif de compléter ces cartes et de les rendre accessibles au grand public, au moyen d’outils interactifs et « open source ». Les citoyens sont invités à compléter en ligne une carte des services, en apportant des renseignements d’ordre qualitatifs sur leur accessibilité. L’objectif de ce projet est la construction collective d’une carte d’information de l’accessibilité des services, que l’usager peut consulter et surtout compléter et actualiser. Ces nouvelles données permettent d’enrichir le système d’information géographique (SIG) et d’obtenir une lecture éclairée du territoire, utile pour tous les acteurs.
Conférence organisée par la Chaire Unesco « Mémoire, Cultures et interculturalité » de l’Université catholique de Lyon et l’Association Culture pour tous. Le mardi 5 avril (18h30 – 20h), Amphi Mérieux A029, Université Catholique de Lyon.
A partir de témoignages, il sera question du lien entre les violations des droits culturels et l’émergence de la violence. Seront également questionnés les liens entre toutes les violences : “ordinaires” (intrafamiliales ou dans la rue), “au loin”, celles du terrorisme et de ses contre-violences et la contre-violence dans les prisons. Une traversée démonstrative avec Patrice Meyer-Bisch, philosophe, coordinateur de l’Institut interdisciplinaire d’éthique et des droits de l’Homme de l’Université de Fribourg.
Kit pratique pour la conception de projets centrés sur les “usagers”.
Bien que les bibliothèques publiques existent depuis des centaines d’années, il n’y a jamais eu d’époque plus propice que la nôtre pour réfléchir à leur avenir. Les bibliothèques ont un rôle essentiel : elles sont profondément impliquées dans l’économie de la connaissance et ce sont des éléments moteurs dans le développement de la société. Pourtant, beaucoup d’entre elles disposent de moyens limités ou de budgets en baisse à un moment crucial où les pratiques culturelles et le paysage de l’information se métamorphosent. Les défis qu’affrontent les bibliothécaires aujourd’hui sont à la fois nombreux, complexes et variés. C’est la raison pour laquelle ils ont besoin de nouveaux outils et de nouvelles méthodes. Le design thinking est l’une de ces nouvelles méthodes.
Un projet de Salvatore Iaconesi, artiste, haker et designer de l’interaction italien.
Lorsque l’artiste Salvatore Iaconesi est diagnostiqué avec une tumeur au cerveau, il refuse d’être un patient passif — patient, qui, comme il l’explique, signifie « celui qui attend ». Il décide donc de hacker les scans de son cerveau et de les poster en ligne, et il invite la communauté mondiale à élaborer une « cure ». Celle-ci a pris forme grâce à plus d’un demi-million de personnes : conseils médicaux, art, musique et soutien émotionnel. Quand la santé d’une personne devient l’enjeu d’une communauté mondiale autour d’un projet open source… Dans la vidéo ci-dessous, Salvatore Iaconesi présente La cura.
Conférence avec Vinciane Despret (Dingdingdong), dans le cadre de la résidence d’écrivain d’Alice Rivières à l’Espace Khiasma. Le mardi 19 avril, Espace Khiasma, Les Lilas.
Les animaux ont bien changé. Bien sûr on pourrait penser que ce sont nos façons de les voir qui changent. Ce qui voudrait dire qu’il n’y a que nous qui changeons : nous serions les seuls à avoir une histoire, les animaux n’y seraient que les figurants. Or, une autre version semble aujourd’hui pouvoir compliquer cette manière de raconter, une version qui suggère que les animaux changent comme nous et parfois avec nous. Selon les situations qu’on leur propose, voire les questions qu’on leur adresse, les animaux pourront ou non déployer certaines compétences. Ces situations dans lesquelles humains et animaux entrent en relation sont multiples. Chacune d’elles décline des interrogations, des exigences et des difficultés particulières. Mais une question commune les traverse : avec qui voulons-nous vivre et comment ?
Entretien avec Sonia Pignot, Maire-adjointe à la culture, au patrimoine et à la mémoire de la Ville de Saint-Denis.
La Ville de Saint-Denis a initié une démarche participative pour construire son schéma d’orientations culturelles au regard des droits culturels. Dans cet entretien, Sonia Pignot, adjointe à la culture de la ville, revient sur le sens que porte cette démarche dans le contexte actuel. Quelle ambition pour ce schéma ? Comment les droits culturels permettent de travailler ensemble la diversité culturelle de la ville ? Comment renforcer les liens avec les autres directions ? Comment faire de ce schéma un véritable bien commun pour les habitants et les acteurs de la ville ?
En savoir plusDeuxième module de la formation-action. Avec la participation de Luc Carton, Jean-Pierre Chrétien-Goni, Ferdinand Richard, Joëlle Zask. Dans la cadre de la démarche Paideia. Les jeudi 24 et vendredi 25 mars, Mains d’œuvres, Saint-Ouen.
À l’occasion de cette nouvelle session de travail autour de la question de la création au regard des droits culturels, les participants poursuivront l’analyse des processus de création travaillés dans les cartographies de processus, en identifiant enjeux, problématiques et premières propositions tirés des analyses de cas. En savoir plus
Dernier ouvrage de Joëlle Zask, paru aux Editions La Découverte.
On a l’habitude de penser que la démocratie moderne vient des Lumières, de l’usine, du commerce, de la ville. Opposé au citadin et même au citoyen, le paysan serait au mieux primitif et proche de la nature, au pire arriéré et réactionnaire.
À l’opposé de cette vision, ce livre examine ce qui, dans les relations entre les cultivateurs et la terre cultivée, favorise la formation de la citoyenneté. Défile alors sous nos yeux un cortège étonnant d’expériences agricoles, les unes antiques, les autres actuelles ; du jardin d’Éden qu’Adam doit « cultiver » et aussi « garder » à la « petite république » que fut la ferme pour Jefferson ; des chambrées et foyers médiévaux au lopin de terre russe ; du jardin ouvrier au jardin thérapeutique ; des « guérillas vertes » aux jardins partagés australiens.
Cultiver la terre n’est pas un travail comme un autre. Ce n’est pas suer, souffrir ni arracher, arraisonner. C’est dialoguer, être attentif, prendre une initiative et écouter la réponse, anticiper, sachant qu’on ne peut calculer à coup sûr, et aussi participer, apprendre des autres, coopérer, partager. L’agriculture peut donc, sous certaines conditions, représenter une puissance de changement considérable et un véritable espoir pour l’écologie démocratique.
Grand débat proposé par Zone Franche dans le cadre de Babel Med. Avec Karine Gloanec-Maurin, Frédéric Ménard, Ferdinand Richard. Débat modéré par Caroline Bourgine. Le 18 mars (14h-16h), au Dock des Suds, Marseille.
Alors que notre société est confrontée à une grave crise démocratique, économique et sociale, le repli sur soi et la peur de l’autre s’étendent sur le terreau des racismes et des xénophobies. Une partie de nos concitoyens a le sentiment de voir son mode de vie et ses valeurs menacées tandis qu’une autre, du fait de ses origines, fait l’objet d’une relégation socio-économique et culturelle. Comment concilier la réalité d’une société interculturelle alors qu’elle peine à être reconnue par nos gouvernants et nos institutions ? Pour les acteurs des musiques du monde, la diversité est une ressource symbolique précieuse qui s’exprime au niveau des identités culturelles plurielles, des imaginaires, de la création comme des patrimoines culturels immatériels. Mais l’appel à la diversité culturelle est une interpellation large, un attrape-tout qui embrasse des positions contradictoires à décrypter du fait de son exploitation politique. Dans ce contexte, comment le citoyen et la société civile peuvent-ils reprendre la main pour favoriser la compréhension mutuelle et la refondation de notre pacte républicain ?
Conférence organisée par l’A.M.I et le Fonds Roberto Cimetta en partenariat avec la Villa Méditerranée à Marseille et avec le soutien de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur. Les 16 et 17 mars prochains, Villa Méditerranée, Marseille.
Cette conférence se déroulera juste après l’atelier Incubinc à Marseille (regroupant une trentaine de participants du Maroc, du Liban et de l’Afrique du Sud) et juste avant Babelmed. Cela permettra d’assurer une participation optimale de professionnels internationaux durant ces deux journées. Le premier temps de discussions (16 mars) portera sur les enjeux de liberté de circulation et liberté d’expression pour les artistes. La conférences du 17 mars portera quand à elle sur les incubateurs d’entreprises culturelles en tant qu’acteurs de la démocratie.
Journée de travail autour de l’élaboration du schéma d’orientations culturelles de la Ville de Saint Denis. Le jeudi 17 mars, Saint Denis.
L’élaboration participative du schéma d’orientations culturelles se poursuit à travers une nouvelle journée de travail avec les acteurs de la ville. La méthode Paideia propose d’analyser sa pratique au regard des droits culturels. Cette journée d’approfondissement méthodologique devra permettre de clarifier l’interprétation des droits culturels, d’affiner les analyses et de tirer les premiers enseignements des cas d’école pour l’écriture du schéma culturel de la ville.
Rencontre organisée par le Bureau des guides du GR2013 et le pOlau. Le 1er avril, la Minoterie, Marseille.
Depuis 2013 on peut marcher sur le territoire métropolitain avec le GR2013 pour observer, explorer, apprendre, percevoir, raconter et finalement mieux habiter.
Et si la contemplation pouvait participer à la construction ? Et si l’aménagement pouvait aussi s’envisager comme une pratique sensible ? Et si l’art de la rencontre et de l’arpentage nourrissait une autre manière de penser l’urbanisme et la valeur du territoire? Réunissant 10 collectifs d’artistes, d’architectes et de constructeurs, le Bureau des guides du GR2013 et le pOlau (pôle arts urbains) nous invitent à partager ces questions en découvrant le Plan-Guide Arts et Aménagement des territoires, qui relève et analyse plus de 300 initiatives en France et au-delà, dont celles de nombreux acteurs de l’aire métropolitaine marseillaise.
Manifeste initié par le European Cultural Foundation.
Ce manifeste, auquel chacun est appelé à contribuer, présente 23 pratiques qui développent des formes innovantes de partenariats entre les pouvoirs publics et la société civile en milieu urbain au niveau européen. Ces initiatives visent à proposer des solutions concrètes aux défis actuels posés par la gouvernance/gouvernement de la ville. Ces pratiques pourront être source d’inspiration pour les institutions européennes, les états membres et les villes européennes, et contribuent aux travaux autour de l’Agenda Urbain Européen.
Association indépendante créée en 2009, Réseau culture 21 inscrit ses travaux dans la promotion de la diversité et des droits culturels dans l’ensemble des politiques publiques en s’appuyant sur l’Agenda 21 de la culture et la Déclaration de Fribourg.
Réseau culture 21
Christelle Blouët, coordinatrice : christelleblouet(at)reseauculture21.fr