Manifeste initié par le European Cultural Foundation.
Ce manifeste, auquel chacun est appelé à contribuer, présente 23 pratiques qui développent des formes innovantes de partenariats entre les pouvoirs publics et la société civile en milieu urbain au niveau européen. Ces initiatives visent à proposer des solutions concrètes aux défis actuels posés par la gouvernance/gouvernement de la ville. Ces pratiques pourront être source d’inspiration pour les institutions européennes, les états membres et les villes européennes, et contribuent aux travaux autour de l’Agenda Urbain Européen.
4ème rencontre du cycle « Pour un numérique humain et critique ». Le mardi 15 mars, PointCulture, Bruxelles.
Comment penser les rapports entre l’omniprésence du numérique et l’évolution de nos formes de subjectivités ? Cette conférence essaiera de passer en revue différentes façons de concevoir ces rapports entre computation et subjectivation, à la fois pour mesurer des dangers réels, et surtout pour envisager des perspectives d’espoir et de pensées inédites. Avec Yves Citton, professeur de littérature à l’université de Grenoble, chercheur au CNRS, membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes.
Conférence proposée par Zone Franche dans le cadre de Babel Med. Le vendredi 18 mars, Cabaret – Babel Med, Marseille.
La reconnaissance des droits culturels dans la loi française (loi NOTRe) il y a moins d’un an constitue une nouvelle approche de la notion de culture. Elle s’inspire de la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels de 2007 qui les définit comme «l’ensemble des références culturelles par lesquelles une personne, seule ou en commun, se définit, se constitue, communique et entend être reconnue dans sa dignité». L’affirmation des droits des personnes à être reconnues dans la dignité de leur identité culturelle implique, pour l’ensemble des professionnels, de s’interroger sur la manière d’appliquer des droits culturels dans leurs pratiques. À cette occasion, Jean-Michel Lucas livrera son interprétation de la nouvelle loi et son implication sur l’évolution des politiques culturelles. Les droits culturels seront ensuite explicités au regard de cas concrets issus de l’expérience et des pratiques des acteurs des musiques du monde.
État d’urgence culturelle : une grande conversation sur les enjeux actuellement portés par l’art et la culture (au sens très large). Organisée par Cassandre/horschamp. Le 23 avril, Théâtre de l’épée de bois, Paris.
Cette journée sera une occasion de se retrouver pour débattre autour des différentes questions regroupées sous le vocable « culture » et que certains préfèrent nommer « outils du symbolique », leurs implications dans le fonctionnement de la société contemporaine et l’absence de prise en compte de ces questions par les « politiques ».
La discussion couvrira un champ très vaste, de l’édition à l’ensemble des pratiques de l’art en passant par les domaines de l’éducation et de la psychiatrie. Toutes les informations sur les partenaires, les thèmes et les horaires précis seront communiqués très prochainement sur le site de Cassandre/horschamp.
Une journée de découverte et de partage sur les avancées et la place du numérique dans nos sociétés, son rôle et les enjeux de sa démocratisation, en particulier dans le champ de l’habitat. Le samedi 27 février, la Belle de Mai, Marseille.
En 2015, la Friche a initié le projet Habiter la Friche, qui prévoit la construction pour 2018 d’habitat participatif en locatif social, réunissant dans un même immeuble 30 logements pour des familles, des étudiants et des artistes. L’occasion de mener une réflexion plus globale sur les manières d’habiter et de vivre ensemble.
Cette journée propose de découvrir et partager les avancées et la place du numérique dans nos sociétés : Alors que les nouvelles technologies sont dans nos vies, partout, tout le temps, jusque dans nos maisons, sont-elles toujours au service du vivre-ensemble ?
Etude rédigée par l’Ufisc, Opale et le Crida.
Rencontre professionnelle organisée par Arcadi. Le mardi 8 mars, Musée national de l’histoire de l’immigration, Paris.
Comment, par la pratique artistique, peut-on déconstruire et reconstruire les systèmes de représentation ? Comment donne-t-on aujourd’hui à voir la diversité, comment travailler ces questions dans le cadre d’une pratique artistique ou culturelle ou dans des activités de médiation auprès des publics ?
À l’heure où le secteur s’interroge sur le manque de diversité culturelle sur les plateaux de théâtre et dans les médias, Arcadi Île-de-France souhaite apporter des pistes de réflexion au sujet de la prise en compte des inégalités ethno-raciales dans le secteur culturel ainsi que de la construction des représentations et des pratiques de réception.
La journée se composera d’une projection suivie d’un temps d’échanges en ateliers.
Le n°47 de la revue L’Observatoire vient de paraître.
Quartiers et districts culturels, villes et clusters créatifs, ces termes ont envahi le débat académique comme l’agenda des collectivités territoriales. De Bilbao à Glasgow, de Nantes à Leipzig, de Manchester à Rotterdam, nombreuses sont les villes qui ont assis leur développement sur la culture. On assiste cependant à un glissement sémantique progressif du quartier au cluster, du culturel au créatif qui révèle à la fois l’importance croissante des enjeux économiques assignés aux projets urbains axés sur la culture, la marginalisation du rôle de la création au profit des activités dites créatives et le refoulement des spécificités territoriales à la périphérie des analyses.
Intervention de Hortense Archambault, directrice de la MC93 à Bobigny. Le 20 janvier dernier, les BIS, Nantes.
Depuis la scène du Grand auditorium de la Cité des Congrès de Nantes, Hortense Archambault a longuement parlé des droits culturels. Elle a notamment souligné le besoin d’œuvrer pour une appropriation critique de ces droits fondamentaux et contribuer ainsi à leur définition et à leur mise en œuvre. Dans cet objectif, il est fondamental de se doter d’endroits d’expériences. C’est ce que la MC93 met en œuvre avec la Fabrique d’expériences.
Atelier organisé dans le cadre des ateliers Coredem/e-change, Ritimo. Le lundi 8 février 2016, de 19h30 à 22h, Fondation Charles Léopold Mayer, Paris.
Aujourd’hui, l’information publique peut être considérée comme un bien commun dont la diffusion est d’intérêt public et général. De plus en plus de dispositions européennes comme nationales imposent aux institutions de publier certaines données publiques sous forme numérique.
Quels sont les enjeux démocratiques qui se cachent derrière l’ouverture des données (open data) ? Quelle appropriation et quels usages citoyens des données pour le milieu associatif ? L’atelier durera environ 2h30 et sera animé par l’équipe de l’association Regards Citoyens.
Le Journal n°40 de Culture & Démocratie vient de paraître.
Le dossier du Journal 40 de Culture & Démocratie explore la situation du secteur « socioculturel », son évolution, les difficultés que rencontrent ses acteurs et ses enjeux. Incertitudes budgétaires, «déplacement insidieux des priorités», «soumission obligée aux logiques managériales», le constat est alarmant : «La passion s’étouffe». Cependant, au-delà de la dénonciation, les auteurs de ce Journal font apparaître un regain de créativité du secteur et une volonté «de forcer le politique à préserver, mieux, à consolider les outils qui constituent le fondement de nos politiques culturelles.»
Lancé par 20 associations et réseaux nationaux du spectacle vivant à l’occasion des Biennales Internationales du Spectacle le jeudi 21 janvier 2016.
“Aujourd’hui, nous souhaitons prendre le temps de réfléchir sans corporatisme, sans posture, dans le sens de l’intérêt général. Nous souhaitons questionner collectivement nos pratiques, explorer de nouvelles voies, inventer des transversalités nouvelles. C’est pourquoi, (…), nous prenons l’engagement d’ouvrir résolument ce chantier. (…) Il nécessite la mise en place d’espaces de recherche, de réflexion et d’expérimentations ouverts à celles et ceux qui partagent avec nous cette responsabilité : chercheurs, intellectuels, artistes, décideurs politiques, responsables associatifs, syndicats, publics, amateurs, citoyens, etc. Ensemble, nous proposons de travailler aux enjeux d’une politique culturelle novatrice, alliant nos compétences, nos responsabilités et nos devoirs.”
Parmi les chantiers identifiés comme prioritaires dans l’appel : “Repenser nos actions en prenant en compte les droits culturels inscrits dans la loi NOTRe, qui affirme notamment la responsabilité de l’État et des collectivités locales en matière culturelle, dans le respect de la dignité des personnes.”
Contribution de Prosper Wanner de la coopérative marseillaise Hôtel du Nord.
Dans ce post, à partir de l’expérience marseillaise d’Hôtel du Nord et suite à l’adoption de l’article 103 de la Loi NOTRe, l’auteur fait des propositions de ce que pourrait être une politique publique patrimoniale en faveur du droit au patrimoine culturel et qui pourraient être discutées, amendées, reprises et expérimentées par une collectivité. Des propositions qui contribueraient à répondre à certains de ces questionnements : comment passer de la logique de la politique de « l’offre culturelle » et « des publics » à celle d’une écoute de la demande sociale ? Comment encourager chacun à participer dans le cadre de l’action publique au processus d’identification, d’étude, d’interprétation, de protection, de conservation et de présentation du patrimoine culturel ? Comment passer de la désignation des « publics bénéficiaires » à l’initiative citoyenne? Quelle répartition des compétences, des responsabilités et des actions en matière de patrimoine culturel entre l’État, les collectivités territoriales et les citoyens ? Quelles coopérations possibles ? Comment l’institution publique, garante de l’intérêt général, peut-elle être aussi garante des droits culturels ?
Depuis 2013, se réunit, à l’initiative de La Maison des Passages, un Collectif autour des enjeux de l’interculturalité dans notre monde contemporain.
Il regroupe une quarantaine d’associations, de structures, d’individus, d’artistes… de Lyon, Grenoble, Belley, Paris, Saint-Etienne, Roanne… qui se sont retrouvés, dans un contexte de profonde crise sociale et politique, autour de l’idée que le Divers de nos sociétés est une richesse et le nouvel horizon de nos cultures. Ce groupe est à l’initiative du Manifeste « Pour une politique de la Relation » et d’un livret, ouvrage polyphonique, qui met en lumière les expériences et les pratiques d’acteurs-inventeurs.
Atelier organisé par Opale/CRDLA culture et l’Ufisc. Dans le cadre des BIS à Nantes, le mercredi 20 janvier, 14h30, Salle D.
La nouvelle « circulaire Valls », qui remplace la circulaire dite « Fillon », publiée le 29 septembre 2015 apporte des infléchissements notables aux logiques concurrentielles. Elle pourrait permettre d’instaurer de nouvelles relations partenariales entre associations et collectivités, y compris avec l’État. Quelles sont les principales dispositions de la circulaire et de ses annexes et comment les utiliser ? Quelle est sa portée dans le contexte politique actuel ? D’autre part, la loi NOTRe doit réorganiser les processus politiques au niveau territorial et dans leur articulation avec l’Etat. Quelles logiques élabore-t-elle ? Quels espaces de coopération et d’élaboration de la décision ?
L’Ufisc et Opale proposent un temps de décryptage et d’échange autour de la « circulaire Valls » sur « les relations entre les pouvoirs publics et les associations », et de la loi NOTRe qui affirme la responsabilité culturelle conjointe des collectivités et de l’Etat, sur la base des droits culturels.
Association indépendante créée en 2009, Réseau culture 21 inscrit ses travaux dans la promotion de la diversité et des droits culturels dans l’ensemble des politiques publiques en s’appuyant sur l’Agenda 21 de la culture et la Déclaration de Fribourg.
Réseau culture 21
Christelle Blouët, coordinatrice : christelleblouet(at)reseauculture21.fr